La confiance en soi, une énergie solaire

Je vois l’idée de la confiance dans l’action de « faire » et de « pouvoir faire », comme une énergie solaire. Énergétiquement, la confiance est associée au chakra du plexus solaire, à l’avant pour la confiance en l’autre et la foi en la vie, et à l’arrière pour la confiance en soi. Il s’agit donc d’une énergie de polarité dite masculine ; une énergie d’action, de logique, d’analyse, de force et de personnalité.
On peut avoir confiance en sa capacité à faire quelque chose, on peut nourrir de la confiance dans ce que l’on a appris et on peut gagner ou perdre en confiance en fonction de nos réussites ou de nos échecs tangibles. Par exemple, apprendre à marcher, à faire du vélo ou à conduire s’acquiert grâce à l’étude, à l’apprentissage et à l’entrainement. De base, ce sont des choses que nous ne savons pas faire et nous apprenons à les faire, souvent en étant accompagnés par une personne plus expérimentée que nous. Nous n’avons pas confiance au démarrage dans notre capacité à faire cette action, et pourtant, en constatant que nous sommes capables de marcher tout seul, de faire du vélo sans roulettes ou de conduire sans avoir les deux mains sur le volant, nous prenons confiance en nous, petit à petit.
Le dictionnaire Le Robert définit la confiance comme un « Sentiment de sécurité d’une personne qui se fie à elle-même. » Tout comme l’énergie masculine (représentée par l’archétype du Père et présente chez tous les individus) nous maintient en sécurité. C’est cette énergie masculine qui nous invite à aller chercher la connaissance, la maîtrise, la capacité d’action, la volonté de faire, l’envie et par addition la confiance. Par extension, on pourrait s’interroger sur la relation au père (ou à la polarité masculine parentale) et à l’énergie Yang si l’on pense manquer de confiance en soi. L’énergie de motivation du plexus est-elle bloquée ? Ai-je du mal à me mettre à l’action ? Suis-je limité.e dans mes prises de décision ? Me suis-je déjà senti.e en insécurité ? Est-ce que j’arrive à lâcher-prise ou à laisser être ? Et naturellement, quelles sont les peurs et les croyances qui m’empêchent de libérer mon chakra du plexus solaire ?
Chez Lise Bourbeau, la confiance est liée à la blessure de trahison, qu’elle associe à notre parent de sexe opposé. Une sensation de méfiance qui amène la personne à adopter un comportement de « contrôlant », un trait toxique que nous avons tous en répertoire et qui nous pousse plus ou moins à vouloir tout contrôler, à ne rien lâcher, à ne compter que sur soi-même. Cette blessure exprime entre autres le fait qu’on ne peut pas compter sur l’engagement de la personne, qu’on ne peut pas s’y fier (qu’il faut donc se méfier), qu’il faut maîtriser toute la chaîne de commandement pour être sûr de n’avoir aucune mauvaise surprise. Souvent par peur d’être trompé, déçu, trahi et par extension abandonné, car la blessure de trahison communique très bien avec celle de l’abandon.
Le méridien qui représente le mieux l’énergie de la confiance en soi est celui de la rate et du pancréas. Il affirme : « Je suis en sécurité, je peux me détendre, j’ai confiance en la vie, je fais de mon mieux. » Parmi les nombreuses symboliques de l’organe, un souci avec la rate peut nous parler d’un sentiment d’échec, de non réussite, de « raté ». Ce méridien est associé à l’élément terre en Médecine Traditionnelle Chinoise, un élément qui nous parle de stabilité, de réflexion, de temps voire de paresse. Le Yi qui réside dans la rate est définie comme l’énergie mentale qui permet d’apprendre, d’appréhender les idées, les concepts et le langage, de mémoriser, de se concentrer, d’étudier. La rate et l’estomac sont liés, ils sont associés dans les fonctions de nourriture et de digestion. En équilibre, ils favorisent la concentration et la réflexion. En déséquilibre, ils se manifestent sous la forme de soucis et de ruminations. En surtension énergétique, ils nous parlent d’obsession et d’instabilité. En sous-tension énergétique, ils amènent de la déconcentration et de la dispersion.
La confiance en soi est donc un sentiment, un état d’être qui se construit avec l’énergie masculine, avec l’intellect, avec notre capacité d’apprentissage mais aussi avec nos idées, avec la sécurité, la stabilité et l’aptitude à se sentir rempli ou à digérer les mauvaises informations. La confiance en soi requiert autant de lâcher, de s’en remettre à l’énergie de Vie, à l’élan de vie, à se laisser porter dans le flux plutôt qu’à s’épuiser à nager à contre courant, d’avoir foi que de reprendre son pouvoir et d’assumer son individualité. La confiance en soi se démontre de manière réaliste, en prenant conscience de ce dont on est capable, de ce qu’on a accomplit, des idées et des connaissances que l’on peut partager.
Comment aborde t-on le manque de confiance en soi en soin énergétique ?

Confiance.
« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera. »
Bouddha
Énergétiquement et consciemment, tout ce qui peut être révélé, libéré, nettoyé, apaisé et qui concerne les mémoires de l’enfance, les mémoires et charges karmiques ou transgénérationnelles peut apporter une nouvelle circulation énergétique dans le système de la personne. Il peut être question de peurs, d’émotions stockées, de croyances erronées ou limitantes, d’égrégores collectifs, de mémoires antérieures, d’implants karmiques, de vœux ou de serments karmiques et/ou transgénérationnels. L’idée est de dégager tout ce qui entrave, limite ou bloque la confiance en soi, en l’autre et la foi en la vie puis de recharger là où il est nécessaire d’apporter de l’énergie. Le travail est le même que pour toutes les autres problématiques identifiées, l’idée est d’explorer tout autour du manque de confiance et de ce qu’il cache. Comme l’arbre qui cache la forêt.
Tout le travail de libération par la parole est intéressant car il permet de déposer les choses, de faire le tri entre fantasme et réalité, d’offrir un nouvel éclairage sur la situation. Resituer les choses dans leur contexte permet de réaliser que nous vivons des échos et des situations analogues depuis longtemps. Cela permet de voir que la vie nous apporte l’opportunité de libérer la racine de notre problématique et de reprendre confiance, parfois même de reprendre notre bâton de pouvoir.
Le plexus solaire étant un centre de digestion et de tri émotionnel, il est naturel que le travail soit conscientisé au niveau physique-éthérique (matière, organique, bioénergétique, chakras, méridiens) et psycho-émotionnel (peurs, émotions stockées, croyances, schémas, égrégores). Néanmoins, les mémoires au-delà (karmiques, transgénérationnelles, racines profondes, plans supérieurs et inférieurs, autres mémoires) parfois inconscientes, sont tout aussi intéressantes à connecter car elles peuvent influencer l’énergie des quatre premiers corps dont le physique. C’est de cette façon qu’on se retrouve parfois bloqué dans la matière.
Le soin des cinq organes est également une approche intéressante. Il permet de nettoyer et de relancer la circulation énergétique des organes principaux, des organes associés selon la Médecine Traditionnelle Chinoise et ses éléments, dans l’ordre : Foie/Vésicule Biliaire – Cœur/Intestin grêle – Rate/Pancréas/Estomac – Poumons/Gros intestin – Reins/Vessie – Foie/Vésicule Biliaire.
L’énergie du soin LaHoChi est une autre piste complémentaire qui aborde le nettoyage et le rechargement énergétique de façon globale et souvent perçu comme très apaisant, surtout au niveau psycho-émotionnel et physique-éthérique. Les personnes qui reçoivent le soin LaHoChi peuvent constater une forme de sérénité et de paix à l’issue du soin (comme beaucoup d’approches énergétiques).

REPRENDRE SON BÂTON DE POUVOIR
Reprendre son bâton de pouvoir, quand on l’a laissé à l’autre, se traduit par reprendre la responsabilité de son bien-être global et arrêter de croire que son bonheur dépend de l’autre. Croire en soi et en ses capacités de façon véritable pour laisser la vie nous amener ce qui est utile à notre évolution. Bien sûr que l’humain ment, trahi, manipule et abandonne, et souvent (pour ne pas dire tout le temps) cela commence par lui-même et de manière inconsciente. Lorsque nous le rencontrons, nous expérimentons avec lui l’effet miroir, il vient révéler ce qui demande à être révélé. Celui ou celle qui tente de prendre le pouvoir sur nous se nourrit de peurs, joue au sauveur, à la victime et au bourreau, alimente ses traits toxiques pour éviter d’aller voir les blessures et les schémas inscrits en lui ou en elle. Celui ou celle qui ne fait pas confiance à l’autre n’a pas confiance en lui ou en elle et est invité à tourner le spot vers son intérieur. Reprendre son bâton de pouvoir revient donc à sortir des jeux de rôles égotiques et des attentes extérieures. Se demander ce que j’attends de l’autre revient à se demander ce dont j’ai besoin et à croire en ma capacité à le créer. Revenir à soi, en soi, en conscience.
Dans le Tarot de Marseille, l’arcane majeur de la force présente un lion, symbole solaire par excellence. Cet arcane nous parle de maîtrise, de volonté, de passion, de force tranquille. Une force tirée de la connaissance et de l’enseignement, une force d’expérience. Se relever des situations difficiles est une force qui vient de notre énergie vitale, l’énergie solaire nichée au cœur de notre plexus. L’arcane de la force nous guide à faire les choix les plus justes, à avoir confiance dans nos décisions, à aller vers la meilleure version de nous-mêmes.
Et ainsi, aller chercher notre reconnaissance et notre valeur véritable, grâce à l’estime de soi, une énergie lunaire qui ouvre le chakra du cœur arrière.
Photos de Alexander Grey, Bart LaRue et Casey Horner sur Unsplash