
Ce que l’on s’aime.
« Ils en étaient déboussolés de voir que l’on tenait quand même, et nous les premiers étonnés de récolter ce que l’on s’aime. »
Tryo
Semer, germer, voir éclore, laisser pousser, voir fleurir et récolter !
Le couple « Printemps + Nouvelle Lune » est propice à semer de nouvelles graines sur de nouvelles bases. Une fois accueillies les énergies révélatrices de cette nouvelle lune en Poissons du 19 mars 2026, nous pourrons revenir à l’essentiel, à nos bases.
On parle de semer sur la base de la conscience de Soi et du reste du monde, en « âme et conscience » pourrait-on dire. Pour récolter, il est important d’avoir une bonne connaissance de l’environnement et du sol. C’est ce travail qui a été durement mené ces dernières années. Comprendre et conscientiser qui je suis, d’où je viens et ce que je suis venu apporter, ont été les étapes préalables à vivre, avant de semer ces fameuses graines.
On parle aussi de semer malgré l’environnement et la nature du sol (pour ne pas dire du sous-sol). Le travail de ces dernières années nous permet d’entrevoir combien nous avons pu être dissuadés de semer ces fameuses graines de conscience, que ce soit par nos verrous intérieurs ou extérieurs. Beaucoup ne veulent pas évoluer, ne veulent pas voir, ne sont pas prêts ou n’en comprennent pas le sens. A contrario, beaucoup d’âmes ne sont incarnées que pour cette raison, que pour cette mission ; celle de semer des graines d’évolution.
On parle de graines d’évolution de conscience personnelle et collective. On parle de transmission et de legs. On parle de foi et de lumière. Il est aisé de comprendre que l’énergie de ces nouvelles graines fasse peur. Ce sont des graines d’espoir auquel beaucoup refusent de croire, tant la vie apporte son lot de souffrance et de déception. Certains ne croient pas en la possibilité de récolter sur la base de ces nouvelles graines, dans cette nouvelle terre et on peut le comprendre. Comprendre ne veut pas dire adhérer ou se laisser convaincre. Voilà en quoi l’énergie actuelle est si déstabilisante pour ces artisans (semeurs) de lumière. Ils doivent garder la foi en ce qu’ils sèment et en tout le potentiel de récolte que cela représente pour eux-mêmes et pour le reste du monde.

La Mère de la justice.
« Le cycle lunaire de cette Mère de Clan tombe en Mars ; il est en relation avec la couleur brune. Le riche terreau de la Terre Mère qui reflète cette couleur représente la connexion de la Terre Mère à la Loi Divine. Le cycle de Vérité qui correspond à la 3ème lune est l’acceptation de la Vérité. Cette Mère nous apprend à accepter la vérité à l’intérieur de nous-mêmes, aussi bien qu’à consentir à la vérité des expériences que nous rencontrons dans notre vie. Si nous nous observons sereinement, en accueillant ce que nous trouvons en nous, la vérité de nos forces et nos faiblesses peut détruire les illusions qui limitent notre potentiel. »
Jamie Sams
Reconnecter l’Orenda : L’esprit sacré
Et si cette graine c’était nous ? Littéralement, une graine c’est un embryon, soit un organisme en développement. Cet embryon que nous avons été in utéro s’est construit sur la base de nos mémoires héritées autant que sur celles de notre nature profonde (notre « Orenda », comme diraient les amérindiens).
Une fois que les croyances erronées, les schémas de pensée, les héritages transgénérationnels (et sociétaux), les mémoires karmiques et galactiques sont transmutés, notre Orenda (notre essence de vie) reprend naturellement sa place. Nous comprenons que l’embryon ne dépend pas de l’influence de l’environnement et de la nature du sol pour vivre et nous ne gardons que le nécessaire pour nous épanouir et poursuivre notre développement : la terre (la base, les racines, les fondations), la lumière (la conscience, la sagesse, l’amour), l’oxygène (le souffle vital, la parole, la vérité) et l’eau (la source, la création, l’intuition).
En parallèle, nous reconnaissons humblement que pour germer, éclore et naître ici bas, il fallait un terrain fertile et nous remercions la mère (Terre) et le père (Ciel) de vous avoir accueillis, en l’état (de nous, d’eux et du reste du monde). Nous remercions l’Univers et ses lois pour toutes les occasions d’évoluer qui se sont présentées. Désormais, nous pouvons choisir d’œuvrer en conscience pour la ou les missions collectives qui font sens. Nous pouvons incarner pleinement notre Soi. Nous pouvons laisser germer et éclore cette conscience que nous sommes, depuis le début.
La mère de la Justice, Celle qui pèse la vérité, est la 3ème Mère des clans liée aux cycles des nouvelles lunes. Voici un extrait de son conte : « Celle qui pèse la vérité adressa ses remerciements à Swennio, le grand mystère, pour les leçons qu’elle venait d’apprendre en tant que porteuse du panier aux fardeaux. La mère de clan n’éprouvait plus du tout comme une charge son rôle de rendre justice. Elle réalisa que chaque être à deux jambes porte avec lui le fardeau de la responsabilité de ses propres actions. Pour grandir, chaque être humain recueille les leçons qu’il a besoin d’apprendre, ajoutant ses expériences dans le panier aux fardeaux qu’il porte au cours de sa marche terrestre. La responsabilité d’accepter la vérité de ses leçons est laissée à chaque individu : A lui de décider s’il se sent encombré ou libéré par ses expériences. A partir de ce jour, celle qui pèse la vérité allait se souvenir pour toujours qu’au corbeau appartient le coassement qui chevauche les vents en direction de toutes les nations. La loi divine apportera une vie abondante à tous les êtres, si nous nourrissons la bonté en nous et n’alimentons pas l’ombre par nos chagrins passés. C’est seulement ainsi que l’humanité acceptera la vérité, comprenant que le grand mystère a créé les êtres à deux jambes pour cheminer dans la beauté en tant que porteur vivant de l’amour. »
Pour découvrir le conte en entier : https://www.youtube.com/watch?v=NNYXhF5fKXo
Conscience, Amour, Liberté
Voici l’hypothèse que je pose : La conscience est l’outil, l’amour est la matière première et la liberté est le but. Aller vers la liberté d’être, vers l’esprit libre est un travail de longue haleine. Trouver le bon outil et la matière première nécessaires à l’atteinte de ce but demande du temps et des expériences de vie.

Se connaître.
« Connais-toi toi-même. »
Temple d’apollon à Dlephes
La conscience : L’outil
Plus l’âme chemine, plus elle peut prétendre à atteindre son but. Mais cheminer ne suffit pas, et comme le dit si bien Jung, « Ce que tu nies te soumets, ce que tu acceptes te transforme. »
Là est le vrai dilemme, celui de choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge. Là est la responsabilité de chacun ; Rester dans la confortable ignorance ou accueillir la douloureuse vérité. Telle est l’initiation de chaque être incarné qui est confronté à son besoin d’évoluer, représenté par une initiation à la connaissance supérieure où l’individu renonce à ses certitudes pour embrasser une réalité plus large (Allégorie de la caverne de Platon).
Utiliser la conscience comme l’outil qui permet d’aller voir au-delà du voile, au-delà du miroir, au-delà de ce que l’autre nous renvoie. Se connaître et comprendre que nous sommes des créateurs de réalité.

S’aimer.
« Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs. »
Montaigne
L’amour : La matière première
« Toutes les actions humaines sont motivées, à leur niveau le plus profond, par l’une de ces deux émotions : la peur ou l’amour. En vérité, il n’y a que deux émotions, que deux mots dans le langage de l’âme. » Voilà ce que nous partage Neale Donald Walsch dans son ouvrage « Conversations avec Dieu ».
Tout est dit dans ces quelques mots et dans le reste du livre. Transcender la peur pour cultiver l’amour revient à prendre conscience que nous ne sommes pas nos peurs, nos croyances ou nos conditionnements. Nous ne sommes pas notre mental, nous sommes le reflet de ce que le monde nous renvoie. En cela, nous sommes enfermés dans la réalité de ceux qui nourrissent la peur, empêchent la conscience et brident la liberté.
« La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse, blesse. L’amour est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle partage et guérit. La peur enveloppe nos corps dans les vêtements, l’amour nous permet de rester nus. La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons, l’amour donne tout ce que nous avons. La peur retient, l’amour chérit. La peur empoigne, l’amour lâche prise. La peur laisse de la rancœur, l’amour soulage. La peur attaque, l’amour répare. Chaque pensée, parole ou action humaine est fondée sur l’une ou l’autre émotion. Tu n’as aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix. Mais tu es libre de choisir entre les deux. » (Conversations avec Dieu).
Prendre conscience que l’amour est la matière première et qu’elle coexiste avec la peur est primordial à l’atteinte de la liberté. Nier la peur serait la seule véritable erreur, cela reviendrait à nier ce qui est.

Se libérer.
« Les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur. »
Stendhal
La liberté : Le but
« Le monde tout entier aspire à la liberté et pourtant, chaque créature est amoureuse de ces chaînes. » (Shri Aurobindo). Vaste sujet qu’est celui de la liberté. En quoi cela représente t-il un but à atteindre ?
Si l’on considère le besoin de liberté sur le plan physique, alors il sera question d’enfermement réel, de situation matérielle dans lesquels l’être humain n’est pas libre. L’esclavage, les camps de travail, les prisons,… ont enfermé des milliers d’êtres depuis et pendant des lunes. Etaient-ils libres ? Physiquement, s’ils s’échappaient, ils risquaient la mort pour beaucoup d’entre eux. Certains ont perdu leur identité propre au profit d’un numéro tatoué sur le bras, certains ont perdu leur propre propriété, appartenant contractuellement à un maître. L’Homme a trop souvent été entravé dans sa liberté d’aller et venir, dans sa liberté de vivre et d’être. Encore aujourd’hui…
La peur de la mort a été la première à priver l’Homme de sa liberté. Au fur et à mesure, d’autres peurs sont venues entraver les chemins de la liberté, des peurs câblées sur les corps émotionnels et psychiques. Aujourd’hui, la peur est toujours l’un des deux moteurs alimentant les pensées, les paroles, les émotions et les actes des êtres humains. Peur de l’absence, peur du manque, peur de l’abandon, peur de la solitude, peur de l’échec, peur du jugement, peur de la critique, peur de la réussite, peur de l’envahissement, peur de l’intimité,… sont autant d’exemples omniprésents dans nos sociétés modernes actuelles, qui entravent encore l’accès au but ultime. Tant que la peur sera le moteur dominant, la liberté ne pourra être atteinte.
Utiliser la conscience de qui nous sommes avec celle de qui est l’autre, dans l’amour de soi et de l’autre amène à se sentir libre. Voilà comment cela pourrait être résumé, simplement. Encore faut-il le choisir…
Remerciements pour les photos et les images : Plnatbest, Ennaej, NoName_13, Tharushi Jayawardana sur Pixabay


































